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Les Chroniques de Hul

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Message par Albeneth Sam 12 Mar - 0:04

Les Chroniques de Hul


Préface

Avant toute chose, sachez que les commentaires se feront ici. C'est une longue fiction que je m'apprête à rédiger, et j'attends de vous un soutien maximal, donc toute critique construite, encouragement, compliment, conseil, ou que sais-je encore, sont les bienvenues. Bonne lecture !


Prologue

« Mais tais-toi donc, chuchota Neriel. Tu vas nous faire repérer !
- Ça ira, je te dis, répondit Luan d’une voix tranquille. J’ai posé un sortilège de silence. Personne ne peut nous entendre.
- C’est pas une raison pour tout gâcher, ils peuvent très bien avoir incanté des contre-sorts. Alors maintenant, CHUT ! »

Le jeune adulte était sur les nerfs. Leur entreprise devait être menée à bien, puisque visiblement, personne d’autre ne désirait prendre ce risque. Son ami marmonna, ce qui lui arracha un sourire. Derrière eux, Ariel et Moldrië murmuraient en pouffant. Personne ne semblait prendre leur objectif au sérieux. Pourtant, au fond de lui, il savait que tous n’avaient que ça en tête. A quatre, ils avaient trop peu de chances de réussir. Mais ils n’avaient d’autre choix. Dès demain, ils n’en auraient plus jamais l’occasion, et se feraient laver le cerveau pour devenir de nouveaux larbins au service de la Main Sombre.

Ils arrivèrent enfin devant la porte de bois, gardée par un unique soldat. Logique, puisque personne n’aurait été assez fou pour se ruer vers une mort certaine. Luan fit une rapide analyse de l’espace et ne détecta qu’un petit sort d’alarme posé sur l’homme assoupi. Il fit signe à Neriel qui acquiesça puis tendit la main vers lui. Dans un murmure, le sortilège s’effaça, réduit à néant. Ariel bandit alors son arc, et décocha un trait, unique, fatal. La flèche transperça le crâne du garde qui tomba, mort avant d’avoir touché le sol. L’accès était libre.

Moldrië attrapa la massue accrochée dans son dos et se para devant la porte, prêt à frapper. La précaution s’avéra inutile car lorsque Luan ouvrit magiquement la porte qui donnait accès à une petite pièce, rien d’autre ne leur apparut qu’un socle sur lequel reposait un joyau d’une noirceur incroyable. Sans aucune précaution, Neriel l’attrapa et la fourra dans une petite sacoche. Dans une parfaite synchronisation, ils sortirent tous en se hâtant, conscients du danger qu’ils couraient à présent. Ils atteignirent les écuries en quelques minutes et sellèrent quatre chevaux, avant de trotter vers la Grande Porte. Le garde à l’entrée s’avança et leur intima de s’arrêter.

« Que voulez-vous à une heure pareille ? demanda-t-il froidement.
- Mission secrète pour notre Maître, dit Ariel de sa douce voix. Il a dû vous alerter de notre départ aujourd’hui.
- Hm… Je n’étais pas en poste aujourd’hui, mais j’aurais rapidement vérifié ça. Veuillez m’attendre ic… »

Il ne termina jamais sa phrase. La boule du Néant que lui avait envoyé Neriel l’atteignit en plein visage, ce qui mit un terme à sa vie. Un cri retentit alors. Les quatre jeunes levèrent la tête, horrifiés, pour voir qu’un autre soldat les surveillait. Il était trop tard pour la discrétion, à présent. Ariel bandit une nouvelle fois son arc et tenta de tirer sur lui, mais le manqua de peu. Luan, lui, érigeait déjà un puissant bouclier autour d’eux. Neriel, quant à lui, avait de nouveau levé son bras. Sa voix s’éleva alors, au-dessus de l’alarme humaine au-dessus d’eux :

« Aël Treh Sleh Eïl ! »

La porte vola en morceaux dans un grand fracas, et les quatre cavaliers se mirent à galoper, un hurlement sauvage résonnant derrière eux. Le Maître avait sorti un Manticore pour les arrêter, qui s’envolait à leur poursuite. La fuite semblait compromise. Jamais ils ne parviendraient à s’en débarrasser à temps, et ils se feraient rattraper par les Autres, qui auraient tôt fait de les éliminer, tous. Luan se retourna alors, lançant d’une voix forte :

« Continuez, je vais les retenir. »

Sa voix tranchante rendait inébranlable sa décision. Les trois autres connaissaient assez bien leur ami pour savoir qu’il ne les laisserait pas rester avec lui, et ne pourrait jamais le faire changer d’avis. Ainsi, avec un profond regret, ils continuèrent leur élancée, tous trois observant jusqu’au plus loin leur sauveur, sachant qu’ils ne le reverraient sans doute jamais. Celui-ci avait tiré sa lame qui brillait d’une teinte rouge sang. Dans un hurlement, il alla à la rencontre du monstre, ayant l’intention de mourir avec fierté en sauvant ses compagnons. Son cri résonna dans la forêt entourant la citadelle de la Main Sombre, atteignit les oreilles de ses amis qui pleuraient déjà à chaudes larmes…


Dernière édition par Albeneth le Jeu 24 Mar - 22:52, édité 1 fois

Albeneth
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Message par Albeneth Sam 12 Mar - 21:18

Première Partie - La longue quête de l’Espoir


Chapitre 1er


Le Lac d'Endrellith. C'était une pure merveille pour les yeux de le voir dans ce calme, sa beauté illuminant le paysage alentour. L'eau d'un bleu incroyable donnait l'envie de s'y baigner, et nombreux étaient les poissons qui nageaient et sautaient par-dessus la surface de cette immensité. Une absence totale de vent et un ciel sans nuages ajoutaient à cet endroit déjà paradisiaque un aspect de sérénité absolue, autour duquel œuvrait un bonheur animal certain. Près de la côte ouest, en effet, quelques oiseaux chantaient dans leur arbre, haut-perchés, pendant qu'une portée de renardeaux jouait à ses racines. Divers autres animaux gambadaient autour du lac, seul trouble, pourtant agréable, de cette ambiance que certains auraient pu trouver ennuyeuse. On était un jeudi, jour de gloire pour la famille Vivria qui, par ces temps de paix, étaient devenus riches en trouvant un objet qui changea complètement leur destinée : la Pierre Noire, Joyau Unique.

Cette famille vivait jusqu'à il y a peu dans une misère presque inhumaine, comme la plupart de celles qui vivaient à l'écart de Förstand, la ville-forêt. Fermiers de bas-étage, la quasi-totalité de leurs maigres récoltes étaient volées par une bande de criminels connus sous le seul nom de "Ombre". Le reste était leur dû à l'Exarque du Royaume qui, officiellement, traquait cette puissante organisation depuis des décennies, sans grand succès. Ainsi, les Vivria passaient leur temps à chasser, pêcher et faire la cueillette, pour ne pas mourir de faim. La chance leur sourit un matin comme les autres, alors que la cadette partit au lac recueillir un peu d'eau pour le petit déjeuner. Elle avait deux frères qui, eux, partaient à la chasse en compagnie de leur père la nuit, pour revenir au moment où le soleil était en pleine ascension, le lendemain. En s'approchant de l'eau fraîche, la petite fille s'aperçut qu'un objet noir brillait au fond de l'eau. Interrogée, elle se pencha pour ramasser ce joyau noir, qui pesait bien lourd. En le soulevant, ce trésor s'allégea subitement pour devenir aussi léger qu'une feuille de parchemin. La jeune enfant n'eut aucun mal à la transporter d'une main tandis que, de l'autre, elle ramenait le seau rempli d'eau.

Arrivée à la maison, elle regarda sa mère et sa grande sœur œuvrer pour récolter la nourriture cultivée. L'Ombre n'était pas encore arrivée, mais elle n'allait plus tarder, et serait grandement insatisfaite si elle s'apercevait que les fermiers étaient en retard d'une bonne semaine. Les récoltes seraient maigres, comme toujours, mais serviraient à laisser la vie sauve à la pauvre famille. Sans plus attendre, la petite fille plaça sa trouvaille dans sa poche, avant de commencer à préparer le repas. Les garçons n'allaient pas tarder à ramener de la bonne viande de la forêt. C'est alors qu'un bruit de sabots se fit entendre. Au début faible, il s’amplifia très rapidement pour s’arrêter net. La jeune fille courut à l'extérieur pour voir cinq hommes montés à cheval. Ils portaient tous un long habit noir qui cachait leur visage et chaque partie de leur corps, sauf les mains, que des gants, noirs également, s'occupaient de voiler. Sur leur ventre était dessiné un symbole d'une couleur violette et rouge, représentant une main empoignant le soleil, dans une teinte violette-rouge sombre. Un seul d'entre eux portait ce signe sur sa poitrine en miniature, prouvant son grade élevé au-dessus des autres. Derrière trois d'entre eux se trouvaient les deux frères et le père de la cadette, tous ayant l'air d'avoir été roués de coups. Le gradé prit la parole, sa voix froide résonnant dans l'oreille des paysans tel un sombre murmure parsemé de haine.

« Vous avez essayé de nous tromper. Ces hommes que nous avons capturés au cours d'un raid de la part d’une certaine rébellion contre l’ordre établi nous ont appris beaucoup de choses, sur eux-mêmes, et sur leur famille... »

Des yeux rouges apparurent derrière l'ombre de son capuchon. La lueur qui y régnait inspirait un grand respect. Alors, les deux frères s'élevèrent dans les airs, apeurés. Ils commencèrent à hurler tandis que leur corps se désagrégeait en partant de leurs pieds, sous les cris terrifiés de leur famille. La mère s’empressa de couvrir les yeux de sa plus jeune fille, lui cachant l’horrible sort de ses frères. Le bruit qu’on entendait qui s’élevait de là où ils se désintégraient était semblable à celui du feu. Et rapidement, le souffle du vent éparpilla la poudre blanche qu'ils étaient devenus, la vie leur ayant été enlevée. Sous un accès de rage, le père frappa entre les côtes le garde qui le retenait. Celui-ci s'écroula sur son cheval, le souffle coupé. L'homme à sa droite dégaina lentement sa lame, sous le regard effrayé du prisonnier. Le geste fluide qui en résultat le coupa en deux, aussi facilement qu'une feuille de papier. La cadette sentit des larmes chaudes couler sur ses joues en entendant cet affreux déchirement, tandis que les deux parties de son défunt père s'écroulaient de part et d'autre du cheval. Elle devinait qu’elle avait déjà perdu les trois seuls hommes qu’elle avait jamais connus. La Pierre Noire dans sa poche s'illumina dès lors, somptueuse. L'air autour d'eux devint lourd, une puissance incomparable semblant tout anéantir. Tous les yeux se tournèrent vers elle alors que la jeune fille, étonnée, la ressortit de son habit blanc. Sa mère recula de trois pas, effrayée. La lumière noire éblouissante annonçait un mauvais présage, tel le corbeau de mauvais augure. Le gradé ne bougeait pas, tandis que ses subordonnés commençaient à paniquer, se demandant comment cette chose pouvait être en train de recoller les deux parties du père.

« La Pierre Noire, dit-il d’une voix pleine d’espoir. »

Sans l'ombre d'une hésitation, il donna l'ordre du repli, sans explication. La mère courut auprès de son mari, qui reprenait rapidement vie. Le Joyau s'était éteint sans demander son reste, et la cadette le garda pour elle, heureuse de sa trouvaille qui les avait tous sauvés d'une mort certaine. La nourriture n'avait pas été prise, ils allaient pouvoir en vendre et jouir d'une saison qu'ils vivraient enfin dans la richesse, toutefois sans bonheur. Une violente dispute eut lieu la veille même, entre la femme et le mari. La fillette n’en entendait que des bribes, cloîtrée dans sa chambre, mais visiblement, tout avait à voir avec ses frères. Elle n’avait jamais été très proche d’eux, mais pleura toutefois à chaudes larmes une bonne partie de la nuit, avant de s’engouffrer dans un sommeil sans rêves.

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